Monday, November 21, 2011

Résumé - C'est maintenant ! - Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean

Introduction

Après avoir été scotché par "Le plein s'il vous plait", "C'est maintenant ! : 3 ans pour sauver le monde" me remet une petite claque. Ces deux livres ont été écrits par deux experts du changement climatiques et de ses impacts économiques,  Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean.
Ils ne sont pas "encartés" (et sont d'ailleurs dans le second livre plutôt hostiles au parti"Vert" français).
Ils sont polytechniciens, ont un cabinet de conseil en "stratégie carbone", Carbone 4 (dont ils ne font pas la pub dans le livre), et sont proches de la fondation Nicolas Hulot.

Pourquoi leurs livres me scotchent ? 
Parce qu'ils ont des idées qui décapent et qu'ils les étayent sans langue de bois, à coup de chiffres, d'observations, de sources et de recoupements. Bref, ils savent très bien de quoi ils parlent (et là où ils veulent nous emmener). C'est un livre de nos élites politiques se devraient de lire, je crois.
A noter, le livre qui date de 2008-2009, explique que dans 3 ans, il sera trop tard pour éviter une catastrophe climatique. Hum...

Teasing

J'ai noté quelques idées fortes de "C'est maintenant" ci-dessous, sans retraitement ou jugement de ma part, mais cela ne vaut pas une lecture du livre, qui par son style, décape, voyez plutôt :
Is this saving or adding to emissions?
Image via Wikipedia
"Les émissions de CO2 mondiales doivent commencer à baisser dans les 10 ans qui viennent pour éviter un retour au Moyen Âge pour nos petits-enfants. De ce fait, nous avons 20 ans pour abandonner la totalité des centrales à charbon de la planète, un bon millier, ou les équiper d'un dispositif de capture et de séquestration, ce qui en pratique va aussi consister à en reconstruire un bon paquet. Nos villes sont partiellement à démolir et il faut remettre 20 % la force de travail à la campagne."

Production d'énergie

  • La production mondiale de pétrole plafonnera à 90-100 millions de barils par jour en 2015, la demande sera de 120 en 2030.
  • Iran et Russie : La moitié des réserves de gaz.
  • Le charbon fourni 40 % de l'électricité mondiale.


Système économique
  • Ce qui est nouveau n'est pas le capitalisme mais le court terme imposé par les marchés financiers.
  • L'ennemi n'est pas le capitalisme, c'est le rythme auquel s’échange le capital et les horizons de temps de ses détenteurs. 
  • C'est aussi les dettes souveraines qui augmentent la vitesse de rotation des actifs et engendre plus de court-termisme et s'écroulent s'il n'y a pas de croissance 
  • La privatisation des infrastructures, des transports et utilities conduit a la duplication des investissements, ce qui booste le PIB, mais qui sur le long terme est néfaste pour la planète. 
  • L'argent n'achète pas des biens naturels, gratuits, l'argent n'achète que le travail des hommes. On achète pas du poisson on achète le salaire de la chaîne de pêche. 
  • Le PIB ne compte que les revenus des hommes qui assurent sur la transformation de ressources naturelles. Les ressources naturelles sont supposées gratuites et rien dans notre comptabilité publique nous alerte sur l'atteinte de la zone de non-renouvellement.
  • Ameliorer la productivité crée du chômage. Pour résorber le chômage il faut de la croissance donc produire plus, en augmentant la pression sur les ressources naturelles.
  • Aucun parti ne met l'énergie et les flux physiques au centre des activités humaines. Ils sont tous focalisés sur les coquillages (= l'argent, lire le livre pour comprendre).
  • Aucuns ne voient d'autres problèmes à traiter qu'une plus juste répartition de revenus croissants
  • Les partis politiques ne prennent pas en compte les limites physiques du monde en promettant de croissance infinie.

Les mesures à prendre

Le PIB doit changer. Il doit être retranché des impacts négatifs sur l'environnement (déforestation, CO2 libéré, etc.). Un nouvel indicateur apparaitra : il mesurera la richesse naturelle de chaque pays. 

Un vice 1er ministre "environnement" doit être créé et des conseillers techniques environnement noméms partout ( ministères et Directions Générales)
Rural Rhodope
Image by CharlesFred via Flickr
.
On doit adopter en France et en Europe une stratégie à 30 ou 40 ans sur l'énergie avec un volet sur la demande un volet sur l'offre. 

Le volet sur la demande : "on va devoir se faire à l'idée d'être plus heureux avec moins"

Ce que nous appelons besoin sont en fait un mélange de vrai besoins (respirer, se déplacer, manger, dormir, communiquer, trouver une identité dans un groupe) et de désirs (ne pas trop travailler, avoir une formation, avoir une voiture, avoir un logement confortable, un téléphone portable, aller au cinéma, envoyer ses enfants à l'université). Les vrais besoins ne sont pas négociables mais ils ne sont à  l'origine que de 10 % de la consommation humaine.

La médecine et l'hygiène minimale permettent d' avoir une espérance de vie à la naissance de plus de 70 ans et peuvent se satisfaire avec 10 ou 20 % des flux physiques que nous investissons aujourd'hui dans la santé. Cela ne permet probablement plus de sauver tous les individus qui sont malades quelques soient leur âge et leur maladie mais la grande majorité oui. La prévention est de toute façon énergétiquement bien plus efficace pour sauver des vies de manière globale.

Pour réduire la consommation matérielle il y a deux voies : limiter les quantités (interdictions, normalisations, quotas) ou bien limiter en faisant payer (taxes, tarifs modulés, etc.). 
Le prix actuellement artificiellement bas de l'énergie n'est pas une solution.

Si l'on veut faire baisser la demande, il faut souvent investir. L'État pourrait jouer un rôle dans cet investissement en le faisant pour les ménages par exemple (en finançant l'isolation des maisons). Il est considéré jusqu'à présent que son domaine d'intervention était dans l'augmentation de l'offre. Il est urgent qu'il intervient désormais dans le financement, éventuellement massif, de la baisse de la demande.

Le volet sur l'offre : moins

L'offre énergétique c'est en gros : Électricité, chaleur, mobilité.
Mobilité : Viser les économies avant tout. Supprimer une partie des transports, et rendre plus léger, plus lent et moins puissant ce qui reste. Cela passe par une normalisation des constructeurs et une hausse programmée du prix des carburants routiers via la taxe carbone.  Le commerceinternational sera grandement calmé à cause des coûts de transports forts.
Chauffage : Chez les particuliers, gaz et fioul sont à remplacer par des renouvelables (du bois, de la géothermie et du soleil) et un peu d'électricité (il faudra attendre encore longtemps pour une contribution significative du photovoltaïque). Mais surtout, de gros travaux sont à prévoir un pour isoler et reconstruire les habitations. Ceci rendra le transfert vers les renouvelables plus aisé.
Electricité : le plus gros potentiel d'économies de CO2 avant 30 ans réside dans la capture et la séquestration dans les centrales à charbon existantes, le déploiement du nucléaire là où il ne pose pas de problème de mise en oeuvre, et l'hydraulique. Pas d'éolien dans le programme à cause de son coût trop élevé.

Taxes : Au niveau des Etats, la mère de toutes les mesures est de basculer la fiscalité ( sous forme de pseudo TVA transparente aux frontières) du travail vers les ressources en général, et l'énergie en particulier, puisque cette dernière commande la force de transformation des ressources par les hommes.
Augmenter la fiscalité sur l'énergie est une forme de prime de chance.

Mode de vie : ville vs campagne

PS: La ville est souvent synonyme de tertiaire. Or, derrière le tertiaire il y a souvent des flux physiques. (cf.  le téléphone derrière lequel il y a des câbles, des répartiteurs, etc.).
  • La tertiairisation de l'économie est la marque des sociétés énergivores.
  • La vie en ville augmente le PIB à consommation matérielle constante car tout ce que nous consommons n'est pas produit sur place (nourriture), les loisirs gratuits n'existent pas, le bois ou le sechage au soleil non plus. En plus la ville nécessite plus de transport de marchandises, favorise les échanges commerciaux et incite à consommer (mode). La ville nécessite moins de chauffage et moins de déplacement quotidien.
  • Pour être tenable, la vie humaine devra s'organiser en petites villes consommant des produits locaux en priorité. Fini les banlieues pavillonnaires, il y aura de toute façon moins de travail en ville. 
  • La société où tout le monde travaille dans des bureaux est terminée, les métiers manuels, proches des flux, redeviendront centraux. La gestion des flux concrets (industrie, agriculture, élevage) prendra le pas sur le tertiaire. 

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Capitalism vs. the Climate by Naomi Klein - quotes

Naomi Klein
Image via Wikipedia
Petit coup de projecteur sur un article paru dans The Nation.
Il est écrit par Naomi Klein et s'intitule "Capitalism vs. the climate".

Il faut 15 pages... Naomi est un peu bavarde !

Quelques quotes importantes de l'article :

"The abundance of scientific research showing we have pushed nature beyond its limits does not just demand green products and market-based solutions; it demands a new civilizational paradigm, one grounded not in dominance over nature but in respect for natural cycles of renewal—and acutely sensitive to natural limits, including the limits of human intelligence."

"Climate change isn’t “the issue.” In fact, it isn’t an issue at all. Climate change is a message, one that is telling us that many of our culture’s most cherished ideas are no longer viable. These are profoundly challenging revelations for all of us raised on Enlightenment ideals of progress, unaccustomed to having our ambitions confined by natural boundaries."

"Real climate solutions are ones that steer these interventions to systematically disperse and devolve power and control to the community level, whether through community-controlled renewable energy, local organic agriculture or transit systems genuinely accountable to their users."

"In addition to reversing the thirty-year privatization trend, a serious response to the climate threat involves recovering an art that has been relentlessly vilified during these decades of market fundamentalism: planning. Lots and lots of planning. "

"Industrialized countries had stabilized, that was partly because international trade had allowed these countries to move their dirty production to places like China."

"Responding to climate change requires that we break every rule in the free-market playbook and that we do so with great urgency. We will need to rebuild the public sphere, reverse privatizations, relocalize large parts of economies, scale back overconsumption, bring back long-term planning, heavily regulate and tax corporations, maybe even nationalize some of them, cut military spending and recognize our debts to the global South."




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Thursday, November 17, 2011

L'image fixe est elle morte ?

C'est en admirant les vidéos de Christian Andersen que cette idée de billet m'est venue.


The Street Aesthetic of New York City from Christian Andersen on Vimeo.



Le résultat de son travail est une vidéo, certes, mais de quoi se compose celle-ci ?
De dizaines de plans extrêmement courts (quelques secondes max) qui, à la manière d'un diaporama, se succèdent.
Une vidéo composée d'images en mouvement extrêmement courtes, à la limite de la photographie finalement !

Autres exemple, BREF. 
Bref est filmé, les personnages bougent mais est-ce vraiment de la vidéo ?
Les plans sont fixes, (comme ceux des photos) les séquences saccadées (comme des rafales de photos), le temps parfois figé (comme sur une photo). Cette série est finalement plus proche du roman photo que de la vidéo. Cet épisode qui analyse une photo en "l'explorant" grâce à des plans vidéos brefs illustre tout à fait mon propos et le flou qui sépare photo et vidéo.

Dernier exemple, les PowerPoints
N'avez vous pas remarqué que de plus en plus, les powerpoint sont supplantés par des vidéos dans les conférences ? Le contenu est le même, il va juste être en mouvement et être commenté par une voix off.

Au final donc, entre la vidéo de type "film" et l'image figée (photo, slide), un nouvel mode d'expression est en train d'émerger me semble t-il, à mois que ce soit le contenu mouvant et interactif qui s'impose petit à petit sur le contenu figé.

Cette nouvelle forme d'expression s'explique, je crois, par deux facteurs :

1 Des raisons technologiques : tout le monde ou presque a maintenant une caméra dans sa poche, son mobile, une seconde à la maison, son appareil photo numérique, voir une troisième, une vrai caméra. Et toutes les trois filment en HD.

N'importe qui est donc en mesure d'immortaliser n'importe quoi en vidéo à tout moment. Cela n'en fait pas pour autant de grands réalisateurs et des individus qui vont passer des heures à faire des montages complexes.

Entre une photo figée  et une vidéo avec du son, qui permettra de faire un plan à 180 degrés, un commentaire, la préférence des utilisateurs va, je pense basculer. Combien de fois, en montrant une photo vous dites "bon en photo ça rend rien mais c'était génial" en parlant d'un paysage d'une fête, d'un évènement sportif, etc.  ou "attend je crois que j'ai aussi une vidéo pour que tu vois mieux".

Je pense que d'ici quelques années, on ne montrera pas ses photos de vacances, mais ses souvenirs de vacances, qui seront un mélange de photos, de vidéos très courtes, et, pour un petit groupe de courageux, de vidéos longues montées. 

2 En terme d'usage, la vidéo devient un support incontournable de communication.

Le deuxième moteur de recherche n'est pas Bing, c'est You Tube, ne l'oubliez pas. N'importe quel évènement, morceau de musique, produit, service, se doit maintenant d'avoir sa présentation vidéo.
L'IPJ et son pacte 2012 ne se sont pas trompés en lançant leur appel sur forme de vidéo.

L'attention des gens se limite maintenant à quelques minutes. Ils rechignent à lire, et les supports fixes et non interactifs (photo, slides) les ennuient de plus en plus (pensez à ces scéances de photo de vacances sans fin dans un silence de mort, ou ses slides de présentation moches et tristes).

Les vidéos logues sont elles aussi non adaptées à des individus pressés, faisant plusieurs choses en même temps, sur des terminaux mobiles pas forcément adapté pour visionner 2h de contenu.

Limites : 

Le poids. La vidéo pèse lourd et donc cela peut "embêter" les individus d'avoir à gérer des problématiques de stockage, de partage de gros fichiers, etc.

Soi. Se filmer en train de dire ou faire quelque chose n'est pas facile pour beaucoup de monde pour le moment. Donc, la vidéo va s'imposer pour immortaliser des choses externes mais, par exemple, je vois ne vois pas la vidéo, dans l'immédiat, remplacer un blog par exemple, des échanges emails ou autre (voir le repositionnement de Seesmic)

Le passage du PowerPoint à la vidéo dans le monde professionnel : Tout le monde est capable de faire des slides, tout le monde n'est pas capable de faire une vidéo de présentation professionnelle et de la mettre à jour. La création est également très consommateur de temps.
Il y a pour cette transition-ci un frein clair, le savoir-faire et de coût qui va surement ralentir le processus, ou en tout cas, limiter la vidéo à un usage un peu "premium" (vs les slides pour les présentations de tout les jours).

Edit 18/11/2011 : Je viens de découvrir sur Mashable un service qui veut être le "SMS de la vidéo" en remplaçant l'envoi de SMS/emails par des vidéos courtes. Encore un grignotage de la vidéo sur le reste.

Edit 30/03/2012 : Je viens de découvrir Amie Scrupski qui poste sur Vimeo des agglomérations de rushs vidéos de quelques secondes maximum. Génial !




Monday, November 7, 2011

Google et le virage mobile

Application Gmail iPhone (sortie fin 2011 !) ridicule, interface mobile des Google Docs archaique, interface Youtube pas géniale....

Je me demande ce à quoi Google joue sur le mobile ?

C'est pourtant en passe de devenir le terminal favoris de consommation du web...

Saturday, November 5, 2011

Une étude sympathique de TNS Sofres sur les plats préférés des Français

Pourquoi sympathique ?

Parce que les tops par âge et région sont drôles et bien clichés :
- les moins de 35 ans : raclette (comme les ouvriers) et pizza. Le jeune n'est donc pas un fin gourmet !
- les cadres : pavé de saumon grillé (comme les parisiens)  et sushi. Le cadre ne cuisine donc pas (saumon grillé, c'est pas un plat trop complèxe) et va chez Sushi Shop !
- les ouvriers ont les mêmes préférences que les gens du Nord, voilà voilà...


  Les plats préférés des Français

Convertir en pdf + read it later : Joliprint mag !

Joliprint, dont j'avais parlé dans un précédent article, lance un nouveau service très intéressants si vous consommez, comme moi, des dizaines d'articles par jour.

Le principe de Joliprint : C'est un bookmark qui permet en un clic de transformer une page web en pdf superbement présenté prêt à être imprimé, ou prêt à être partager sur Facebook, Twitter, par email etc.


La nouveauté lancée : le mag.
Au lieu de générer un pdf immédiatement, le mag permet de l'ajouter à une liste de lecture et chaque jour, la liste de lecture du jour vous est envoyée par email pour être lu, imprimé, etc.
Un mélange de web to pdf et de read it later en somme, et c'est une super idée. En effet, j’utilise Joliprint pour pdfiser des artices trop longs pour êtrer lus directement sur l'écran (ou quand je n'ai pas le temps de lire) et en général je les imprime pour les lire le soir, et c'est tout à fait l'usage auquel  Jolirpint répond.
(Cela doit soulager les appels à leur moteur de pdfisation en plus ;) )


J'oubliais, tout ceci est pour le moment gratuit !


Bravo l'équipe de Joliprint (derrière laquelle est le CMS WEDIA) pour leur super boulot.

Thursday, November 3, 2011

Grèce : Pourquoi pas l'inflation, à l'Argentine et la quarantaine ?

Quelques articles sur le cas Grec m'ont tout particulièrement intéressés.
Tous avaient un point commun : comparer la crise grecque avec la crise argentine.
En bref, ils parlent tous d'un mot, tabou en Europe (et surtout au pays d'Angela) : l'inflation.

L'inflation, cette boite de Pandore que personne ne souhaite ouvrir de peur de pas la maîtriser et de finir par aller acheter son pain avec une brouette de billets est elle pire que l'asphyxie d'un pays, voir d'une union monétaire ?

Deuxième point, la Grèce n'aurait pas du entrer dans l'union monétaire européenne. Wikipedia est assez clair sur l'action d’embellissement des comptes de Goldman Sach pour obtenir un accord de l'UE pour passer à l'euro.
Pourquoi déstabiliser l'économie mondiale pour conserver un pays dans une union monétaire dans laquelle il n'a jamais eu la capacité d'entrer ?
Parce que ce ne sont pas les seuls à avoir fait travailler Goldman Sach à l’embellissement de leur performances économiques et parce que tout le monde le savait ?
Parce que le nouveau chef de la BCE, Mario Draghi, est l'ex VP Europe de Goldman Sach ?

Possible, mais alors qu'on est en train de laisser la Chine prendre le contrôle de l'Europe, il est peut-être temps de réagir.

L'article de l'Expansion, celui de Marianne et celui de Slate.
Bonus, un article d'Olivier Berruyer qui reprend une tribune du Figaro sympa sur le sujet.

Edit du 22/11/2011 : L'Allemagne, qui se bat pour ne pas laisser la BCE imprimer des billets est mise sous pression...