Sunday, June 28, 2009

Faut il limiter la taille des entreprises ?

Je viens de lire deux jolis articles du (toujours si pertinent) blog "Rationalité Limitée" traitant notamment des institutions financières "too big too fail" ou "TBTF", c'est à dire en gros, des institutions trop grosses pour pouvoir couler sans entrainer des dommages desastreux sur le reste de l'économie. (joli article 1, joli article 2)

Dans le second article, une proposition de Willem Buiter est relayée : taxer les institutions financières, pour qu'elles ne grossissent pas trop et ainsi ne deviennent pas trop dangereuses.
"Firms could then get as big and as dangerous as they wanted, so long as they were willing to pay for the privilege".

On parle ici d'institutions financères, et si nous allions étendre cette idée aux entreprises de tout type ?

Au delà d'une certaine taille, les externalités positives des grosses entreprises ne deviennnt t-elles pas inférieures aux externalités positives ? (je pense ici a des externalités en terme de niveau d'innovation, d'emploi, de qualité d'offre, de rapport de force avec les Etats, de cessation d'activité, de relation avec leur ecosystème, etc.)

Le capitalisme a une logique de croissance maximisée, aussi efficace que possible, à l'infini,  donc cette question ne se pose pas dans son optique.
Au vu de la crise actuelle (économique et écologique), la question de la limitation de la taille des entreprises me paraît avoir un sens.

Ici je découvre la limitation par taxe dissuasive, mais on peut imaginer aussi une limitation "légale" internationale.
On frole là "l'idéal communiste", et la mesure privatrice de liberté d'entreprendre, mais c'est une piste intéressante.

Après, peu importe la forme de limitation retenue, ce sera un superbe casse-tête à mettre en place. (forcément, on a jamais fait ça avant).

En extrapolant un peu plus encore, et si l'on se demandait si les pays trop grands (classement des pays par PIB 2007) n'auraient pas un impact négatif pour le reste du Monde (impact réel ou potentiel) supérieur à leur impact positif ?



"L'union fait la force", certes, mais quid de la mise en balance des externalités positives et négatives de la force ?

MAJ : Un article de Bertrand Dupperin dans le même esprit très intéressant à lire












Wednesday, June 24, 2009

Florilège de citations

Voici quelques citations que je garde précieusement dans un joli google docs, je vous les livre ici.
"L'argent est un bon serviteur et un mauvais maître."
Alexandre Dumas

"Ne faites donc pas comme l'avare, qui perd beaucoup pour ne vouloir rien perdre."
Michel de Montaigne

"Plus la tristesse creuse en vous, plus votre être peut contenir de joie."
Khalil Gibran

"Un corps débile affaiblit l'âme."
Rousseau

"Le superflu est le premier des besoins."
Gustave Flaubert

"Les seuls fromages gratuits sont ceux qu’on trouve dans les souricières."
Source inconnue

"Nous sommes dans une société qui donne à penser que l'on trouve obligatoirement le bonheur à travers la richesse."
Tsai Ming-liang

"Le mérite appartient a l'homme qui se bat dans l'arène, le visage maculé de poussière, de sueur et de sang. Il persévère, s'égare, manque a nouveau son but, car il n'y a pas d'effort qui ne s'accompagne d'erreurs et d'échecs. Dans le meilleur des cas il rencontre le triomphe de la réussite; dans la pire hypothèse, s'il échoue, c'est pour avoir beaucoup osé. Si bien que sa place ne sera jamais parmi les âmes frileuses et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite."
Théodore Roosevelt

"La patience rend tolérable ce qu'on ne peut empêcher."
Horace

"La lecture est stratagème qui dispense de réfléchir."


"Faites en sorte d'obtenir ce que vous aimez, sinonvous serez forcé d'aimer ce que vous obtenez."

George Bernard Shaw

"A défaut du pardon, laisse venir l'oubli."
Alfred de Musset


Tuesday, June 23, 2009

Quel est le prix d’une vie humaine ?

Recherche complètement macabre certe mais aux résultats surprenants, je me demandais combien les proches des victimes du Rio-Paris et plus largement, les proches de victimes de crash aériens étaient indemnisés.

Cela me parait si surréaliste de donner un "prix" à l'indemnisation de la perte d'un père, d'une mère, d'une femme, d'un fils, d'une soeur, que je voulais savoir comment était fait ce difficile calcul.

Etat de mes trouvailles :

Selon News-Assurance.com, le transporteur est responsable du préjudice subi, donc du versement des indemnités "en cas de décès ou de lésion corporelle subie par un passager".
Une exception, si le passager est responsable de l'accident, ses proches n'auront rien.
L’indemnisation, donc le dit "prix d'une vie humaine", est plafonnée à ... 109 000 euros environ par victime.

"Au-delà, la responsabilité du transporteur n’est plus engagée s’il démontre qu’il n’a pas commis de négligence ou d’acte préjudiciable, mais aussi s’il établit que les dommages résultent de la négligence ou d’un acte préjudiciable d’un tiers."

109 000 euros c'est quoi  ? (je ne fais pas de liste stupide et vous laisse imaginer avec vos repères)

L'Expansion.com, nous explique plus précisément, comment est calculé l'indemnité, dont ils ne mentionnent pas le montant (cela pourrait en effet faire désordre à côté des autres sommes du type, salaire des patrons du CAC40 ) :

Les critères pris en compte sont "Le nombre d'enfants de la victime, le niveau de ses revenus et la dépendance économique de ceux qu'il laisse".

L'expansion.com insiste froidement "En bref, plus les revenus de la victime étaient élevés, plus les indemnités touchées seront conséquentes". Voilà qui est dit.

Les plus pauvres ne risquent donc pas de toucher plus que les plus riches, l'honneur est sauf.

Petite lueur d'espoir, on apprend que la nationalité n'influence pas le montant de l'indemnité,

...sauf que "la différence des conditions de vie selon les pays peut, de facto, influencer le niveau d'indemnisation". Donc en fait si, le citoyen de pays riche a donc plus de valeur qu'un citoyen de pays pauvre.



Je critique, mais je suis incapable d'imagier quel critère retenir pour fixer un tel prix.

Dans l'absolu, je trouve que ce plafond à 100 000 € est dérisoire et honteux, surtout quand on le compare, même si ça n'a rien a voir, à d'autres "prix" comme les montants de transferts de joueurs de foot, les salaires de grands patrons, le prix des produits de luxe, etc...

... mais si Air France n'y est pour rien, on ne peux pas leur demander de verser des millions par passager...

...et finalement qu'est ce que cette somme vient changer ?

Les familles des victimes sont brisées, abasourdies et traumatisées.

Elles auront besoin de temps, de soutient, de courage et de volonté.

Ce n'est pas un chèque qui va changer grand chose.



Tuesday, June 16, 2009

Révolte en Iran : la presse change de job

Malgré les divereses sensures mises en place, le flux d'information est passé, depuis l'Iran, vers le reste du monde.
CNN et autres se sont fait doubler par Youtube, Twitter, des blogs (RWW, Revolutionary road, etc.). C'est un fait.
J'ai tout de même envie de faire une petite analyse +/- à chaud :

+

- Les retours sont "terrain", envoyés par des "experts" (ce sont des iraniens, ils savent de quoi ils parlent), les films, au plus près de l'action, de l'actualité, on est "dans l'évenement"
- Twitter envoie un flux d'info qui écrase le flux Reuteurs en terme de fraicheur d'info
- La diversité des sources permet de recouper un minimum l'info, et d'obtenir certain niveau de fiabilité (hyper contestable)
- L'absence de copyright, permet une diffusion virale fulgurante
Cette vagne d'information, semble t-il, a obligé les média classiques, à traiter cet évenement plus précisément, on peut imaginer qu'elle poussera également nos dirigeants à agir, prendre position, prendre parole sur le sujet (extrapolons jusqu'au bout, le peuple reprendrait-il ainsi le pouvoir sur l'agenda politique/la stratégie intérieure et extérieure de leur pays ?)

-
- Les vidéos sont d'une qualité souvent médiocre, trop médiocre parfois pour ne pas risquer de comprendre l'inverse de l'image. Les photos de presse sont aussi d'un beauté et d'un sens plus puissant (voyez vous même)
- Les comptes twitter, les blogs, les comptes Youtube, etc. qui envoint des rafales d'informations, qui est derrière ?
L'information est maléabe, manipulée par des sources partisanes plus ou moins anonymes, ne devient-elle pas à la limite de l'exploitable et du fiable ? (même, comme évoqué plus haut, si la multiplicité de ces faisceaux de sources permet de reconstituer une "véritée" partagée)
- Si on suite la règle de recoupement des information pour obtenir la fiabilité d'un fait, ce serait donc la version la plus bombardée sur le les réseaux et la plus reprise qui serait la "plus vraie" ?
- Quid du recul ? On nous lance des flux d'informations chaque instant, nous avons donc conscience qu'en Iran, des personnes s battent pour leur liberté, pour des élections justes.
Quid de l'impact réel ? Twitter bourdonne, les blogs bourdonnent, et alors finalement, quel impact sur la révolte ? L'ONU, les grands de ce monde, sont ils sensiblent aux trending toppics ? (pour caricaturer)

Cette question m'amène a me poser une question sur le positionnement des journalistes.

En effet, face a la plus part des points "-", il me semble qu'il sont un vecteur de solution clé.

Avant, en simplifiant, le journaliste devait a la fois,
- prendre du recul, analyser, mettre en perspective, etc.
ET
- faire du "breaking news", aller sur le terrain pour ramener de l'image choc, exclusive, des temoignages de locaux.

Petit a petit, la partie breaking news a pris le dessus me semble-t-il, mais maintenant, as-t-on besoin de journaliste pour ramener du témoignage de locaux, de l'image choc, terrain ?

Je ne crois pas, on a besoin d'eux pour qu'ils filtrent cette info, qu'il la "certifient" et la fiabilisent au maximum, la mettent en perspective, la compare, l'analysent, nous aident à prendre du recul sur cette révolte.

exemple de question où j'attendrai les journalistes :
Comment la mobilisation populaire évolue, au niveau national ? international ? non pas à court terme, mais sur la durée ? les conflits se durcissent-ils ? les forces de l'ordre se rallient-elles aux maniferstants ?
Qui manieste, que des Iraniens ? quelles classes sociales ?
Comment les dirigeants régionnaux, les occidentaux, les non-occidentaux régissent ? réagissent-ils ?

Je pense que cet évenement va changer beaucoup de chose ...à chaud, à voir dans quelques mois...

Sunday, June 14, 2009

6 sources géniales pour détecter les tendances de demain

Autant, en terme de sources d'info de qualité sur les tendances axé web2.0, c'est presque trop...

Je souhaite ici partager avec un maximum de monde, quelques sources que je chérie en matière de tendance (hors pures tendances techies).

Il y en a actuellement 6, l'objectif n'est pas d'être exhaustif et neutre, c'est de la pure recommandation personnelle. Si vous en voyez d'autres que je n'ai pas le droit de ne pas mettre en avant, n'hésitez pas à les commenter, je les integrerai dans les updates du post (si je les aime haha) :

1. Trendwatching, des reports mensuels axé tendances de consommation vraiment sympa, sourcées, fouillées, construites
http://www.trendwatching.com/briefing (eng.)

2. Yanko Design, Axé design, mais pas gadget, que de l'objet design ...de rupture !
http://www.yankodesign.com/ (eng.)

3. We love new, une newsletter axé pub, tendances de consommation, toujours du bien trouvé, du bien t...
http://www.welovenew.fr (fra.)

4. Springwise, un peu la bible des nouveaux business models
http://springwise.com/(eng.)

5. Coolbusinessidea, un Springwise too très pertinent
http://www.coolbusinessideas.com/ (eng.)

6. Influencia, dans la même veine que Trendwatching
http://h5214.novius.net/ (fra.)

to be updated...

Wednesday, June 10, 2009

Flash mobs, prémices de guerilla ?

Les Flash mobs, c'est cool, c'est drôle, c'est 2.0, c'est urbain...

Je viens de voir une énième vidéo de flash mob, et là ça m'a fait peur cette fois... car une mobilisation organisée de façon "underground", entre des dizaines, centaines de personnes, qui savent ce qu'ils doivent faire très précisément à un instant T qui prennent leur "rôle" au dernier moment, et qui "prennent d'assaut" un lieu... c'est implacable !
Rien ne peut arrêter ça !

Si c'est pour danser la salsa, chanter God Save the Queen, ou ne plus bouger, youpi, et si cétait pour des choses moins friendly ?
Genre, prendre d'assault au sens propre un batiment, dévaliser un magasin ou autre ...

Le flash mob est amical, mais depuis ce soir j'y vois aussi un message qui dit "continuier a essayer de nous surveiller/tracker, nous sommes et seront toujours plus forts que vous, plus rapides que vous, plus malins que vous"

Après c'est très subjectif...

Thursday, June 4, 2009

Conseil en or de Gartner

"Nous ne spéculons pas sur la date de la fin de la récession mais nous appelons les entreprises à se tenir prêtes pour la reprise"


tout simplement merci, merci de cette lucidité dans ce monde plein de fausses annonces...
http://bit.ly/190aDS

Wednesday, June 3, 2009

Le post capitalisme arrive !

Cet article decrivant la situation des mouvements de salaires en Belgique m'a interpelé.

Cette crise a fait apparaître ou du moins, remis au premier plan la notion de baisse des salaire face à un contexte de baisse du résultat, de baisse de la croissance, de baisse de l'inflation, et de haussse du chomage.


On est donc face à une économie qui, pour faire face a la crise, paye moins, gèles les augmentations, ou vire.
Payer moins, est souvent présenter comme "la solution pour éviter de licencier". Un win win quoi !


Les consommateurs (salariés) sont déjà entrés dans une dynamique de cost killing sévère.
On leur annonce qu'ils vont moins gagner, que vont ils faire ?
Au mieux, continuer leur cost killing campaing, au pire, l'étendre à d'autre postes budgétaires et l'intensifier.


Ainsi, peut-on penser, les entreprises auront un marché plus faible à satisfaire, donc auront des résultats plus mauvais, donc licencieront/gèleront/baisseront (les salaires) en ainsi de suite ?
Peut-être arriveront elles à limer d'autre postes budgétaires que la masse salariale, mais l'actionnaire est nerveux et le process de production sont en général optimisés a fond ou presque.


Poussons cette logique de consommation baissière a son terme pour imaginer un monde post-capitaliste ;
- les entreprises produiront peu, il y aura d'ailleurs peu d'entreprises réellement à but lucratif, et pas pseudo-associatif,
- les salariés auront de quoi vivre plus ou moins chichement, loin des milliers d'euros engrangés au siècle dernier, les salariés seront d'ailleurs une minorité des individus,
Ils auront appris petit à petit a ré apprendre les gestes de leurs ailleuls, la consommation durable/locale, l'architecture a énergie positive, l'économie au sens large, la recup, l'échange de biens et de services/compétences (SEL), le recyclage, ils auront ré appris a vivre simplement, a désacraliser l'argent.
- Des éléments "modernes" auront survécu, ce ne sera pas le Paléolithique, attention. Smartphones, notebooks seront des produits classiquement possédés. Fini d'en changer tous les 2 ans, globalement le rythme d'innovation, la robustesse des biens aura changé. On fera du "built to last" garantis 30 ans. Comme le velo d'antan qui passait de generation en generation. On réparera, on ne jetera plus.
- vu le faible nombre de salariés, il n'y aura plus vraiment de notion de fortune personnelle, on partagera ses revenus entre les membres de sa famille, ses amis, ceux qui en ont besoin

Après relecture, ça me plait bien... meme si je me demande comment je ferai dans ces conditions, pour passer 15j aux Seychelles cet été...

Tuesday, June 2, 2009

MySpace usurpe Facebook

Myspace est obligé de se prostituer pour draguer du new account, c'est pas bon signe...
(vu sur rue89 today)