Sunday, October 25, 2009

2009 : Cassure dans le modèle consumériste

Bilingual stop sign in Ottawa, OntarioImage via Wikipedia

Je souhaitais faire écho à la dernière étude de TNS "Les Français et la consommation : le grand paradoxe".

Cette étude m'a étonné pour plein de choses.

Le décrochage vis à vis de la société de consommation

Déjà (page 4), les Francais ont de nouveau le moral (on est à 45% de moral bon en 2009 pour la situation personnelle, soit seulement 5 points de moins qu'en 2007 où c'était encore la fête au village, et après un grosse chute en 2008).
Le Français semble donc avoir le moral, même quand c'est la crise, une première...
Après je vais pas pousser l'analyse car je n'ai pas la mondre idée de la façon dont sont générés ces stats.

Et là on s'attend a voir dans la suite, un tas de graphiques qui vont donc compléter la reprise du moral par une envie de consommer plus, voyager plus, faire des enfants plus, etc...

Et non, le graph. ci-dessous, montre que les gens, qu'ils en aient les moyens ou pas, on moins envie de dépenser. (!!!)

Petite interrogation : On sort donc de la plus grosse crise économique depuis 1929 et + 9 points de "j'ai les moyens" (page 6).  Que pasa ?
Soit la crise a un impact bien moindre que ce qu'on en dit (bof), soit les Français ont descendu la barre à partir de laquelle ils disent "avoir les moyens"... parce que c'est quoi finalement "avoir les moyens" ?, les moyens de quoi ?? de consommer toujours plus que son voisin ou d'entasser toujours plus de biens inutiles ?, c'est peut être ce qui trotte dans l'esprit des sondés !

Dans la même idée (page 8),  64% des sondés sont indifférents ou opposés au "modèle consommatoire" (contre 55% il y a deux ans). A ce rythme, on est a 100% dans 8 ans.
L'anarchie guette :D (je plaisante)

La pub et le marques se meurent ?

Après, plein de graph montrent que la pub embête et indiffère de plus en plus et que les marques perdent de leur aura, rien de bien neuf. Je ne m'étends pas car je trouve limite de mettre dans le même panier toutes les stratégies de pub et toutes les marques.
Vu l'adoration de marques comme Google, Apple, la queue devant le flagship parisien d'Uniqlo, ou l'efficacité des campagnes pub de McDo, tout n'est pas qu'érosion et décrépitude.

Le consommateur victime et un peu découragé.

En effet, de la page 19 à 23, le consommateur montre qu'il aimerait voir des réformes "en profondeur" mais qu'il ne s'attend pas à voir les choses vraiment bouger avec la même intensité.
Le consommateur, dans toute cette histoire, est la principale victime, et pas le responsable. (page 23)
Les responsables sont, dans l'ordre, les banques, les politiques, la grande distrib, les grandes entreprises, et la pub.
Et si le consommateur n'avait pas conscience de son pouvoir, de ses capacités, par ses choix de consommation, ses prises de position, ses votes ?

Les 4 points à mettre en post-it sur son écran si on est marketeur

Les consommateurs attendent des marques, semble t-il, principalement 4 choses :
- Respect
- Compréhension
- Proximité
- Responsabilité

Monday, October 19, 2009

Vendre aux clients pauvres en 3 points


Le pitch d’Amazon : « Ce livre montre que "faire affaire" avec des populations pauvres peut être bénéfique pour tous lorsque la démarche est bien adaptée aux contraintes et besoins de chacun »


Ce que j’en attendais : une belle analyse du « comment ils ont fait pour s’adapter à cette cible de pauvres ?» (parce que derrière, il y a un « repensage » radical des business model de maximisation des marges et du modèle consumérisme actuel !!!) et je suis servi.


Il est écrit par quelqu’un qui travaille dans ce secteur, Henri de Reboul, qui dirige IMS Entreprendre . IMS Entreprendre aide, en gros, les entreprises dans leur volonté d’être responsable socialement.
D’avance, je savais que ce serai un ouvrage d’évangélisation, qui ne va jamais remettre en cause les initiatives des entreprises.

Je vous invite à le lire si ça vous intéresse (surtout les pages 146, 150 et 151).
Mes remarques sont signalées par ce ce signe "=>"


1-  Un ROI différent


Social business : business  ayant  des KPI sociaux : formation de la population, emplois directs, indirects, santé, pouvoir d’achat, malnutrition, etc. ça dépend du produit.


Autres atouts du Social business :

- intérêt RH interne : fierté que ça boite fasse ça => amour pour sa boite,
- garder les talents qui ont une fibre « solidaire »,
- image locale améliorée et image sur les marchés développés améliorée également.
- « Apprendre à vendre aux clients pas uniquement riches c’est  se protéger contre les crises »
- Espérance que petit a petit, les clients BoP (Bottom of the Pyramid) deviendront des clients « normaux »



Business à envisager sur le long terme, le temps que tout se rode, se solidifie, loin de la logique de la rentabilité au quarter classique.
Ce type de projet est mis en R&D; dans certains cas à cause de cela.


Projet de vente de yaourts à bas prix au Bangladesh par Danone : 99% des profits de Danone sur ce projet sont réinvestis. 1% va symboliquement à Danone et Graamen (partenaire local, vous savez l’entreprise de micro-crédit de Muhammad Yunnus).


=> du bon sens finalement, le « slow business » qui laisse le temps aux choses de se mettre en place, qui impose une certaine efficacité mais pas de chiffres de business inhumains, qui ne pousse pas à bout ses acteurs et réinvestis les bénéfices dans la structure, et du coup, moins dans des bonus / dividendes, etc…


Attention, sans implication des autorités locales, des  NGO, de l’Etat, de la population, les projets sont difficiles à mener.
Parfois pour des questions de rentabilité pure des opérations, mais surtout pour la nécessité de former, sensibiliser, informer, mobiliser la population, que l’entreprise ne prend pas en charge.


=> L’entreprise reste une entreprise, elle cherche un business model pérenne (qui peut aussi marcher même si les caisses de l’Etat du pays pauvre sont à sec), même si là, elle ne cherche pas deux chiffres de croissance annuel.

Ce n’est pas du bénévolat, de l’humanitaire, ou une béquille aux lacunes des pays visés.


2- Simplifier / Réhumaniser l'entreprise et la relation entreprise /client


Dans les projets évoqués dans le livre, les contrats sont simplifiés à l’extrême (les contrats d’assurance), « plus de lignes en caractère 8 » et de conditions de non prise en charge par l’assurance (AXA), on va vers plus honnêteté, plus de transparence, « il ne s’agit pas de vendre un produit qui ne sert à rien » (Danone)


=> Difficile « d’arnaquer » les pauvres, le dirais, pour caricaturer un peu.
Difficile de prendre les marges et d’appliquer les filouteries faites aux clients des pays développés, ce serait déstabiliser finalement les populations visées, c’est pas l’objectif, nous sommes quand même humains, et c’est pas bon pour l’image.

Intéressant d’entendre qqun d’Axa reconnaitre qu’ils ne mettront pas de conditions contractuelles en caractère 8 par honnêteté (parce que dans mon contrat, il y en a plein des lignes en caractère 8 bande de petits malins).
Intéressant de lire qqun de Danone dire qu’ils ne vendront pas de produits qui ne servent à rien (parce qu’en France, ça y va les produits qui servent à rien, allé j’en cite un Danone Essensis, le yaourt qui rend beau)
Au final, traiter avec les pauvres semble rendre plus humain et plein de bon sens !


Dans le projet de Danone : Les unités de production sont locales, pour desservir le voisinage, et ultra efficaces avec un max de main d’œuvre locale, volontairement peu d’outils « modernes », une dépense énergétique optimisée au max (consommation limitée, réutilisation de l’eau, panneaux solaires). La distribution sur le « dernier km » est en partie faite par des femmes « du cru ».
Résultat, les yaourts sont produits pour presque rien, distribués pour pas grand-chose, et ça passe pour le marché des gens vivant avec -2$ par jour.


=> L’homme reprend la place de la machine, au centre de la production, l’unité de production redevient à taille humaine, le circuit court redevient la norme, on vend dans une sphère locale, humaine… (ca me fait penser à un de mon billet sur le miracle de la main d’œuvre pas cher qui « réhumanise le monde » )


=> J’ai été scié que les entreprises citées dans le livre aient trouvé des moyens de réduire leurs prix massivement (Essilor par exemple fournit des lunettes pour le même nombre de jours de travail en France qu’an Bangladesh, 5 en moyenne, je vous laisse imaginer  le différentiel et une entreprise du médicament vend ses produits à 20% de leurs prix normaux).

Ca veut dire quoi ?
- Les entreprise multinationales optimisent mal leurs process de production quand c’est pas pour des marchés pauvre, d’où nos prix élevés, bof
- Elles margent très très fort dans l’absolu, mais si vraiment il faut, elles peuvent sortir des produits pour des sommes dérisoires, sans gagner de quoi offrir un Golden parachute à tout board et un séminaire aux Maldives au Conseil d’administration, mais sans être en slip non plus, plausible !
J’insiste pas sur ce point car le livre i
nsiste pas dessus (et il a bien raison !!), mais quand même, on peut s’intéresser à a capacité des industriels à produire et vendre « pour beaucoup moins », quand, en France, ils pratiquent des prix plutôt forts et à la hausse, alors même qu’ils produisent toujours plus grâce aux pays émergents, avec les économies d’échelle à la clé, et que grâce à la magique mondialisation, ils font produire dans justement dans les pays pauvres qu’ils viennent aider … (bon je m’arrête là, ça peux durer longtemps ! )


3- La clé de voute communautaire


La distribution, surtout le dernier km, coute très cher, c’est un facteur de coût clé. Pour aller toucher les clients pauvres, les entreprises mutualisent leurs moyens de distribution (alliance entre vendeurs de micro-crédit avec des vendeurs de micro-assurance par exemple).
Elles trouvent aussi des moyens de commercialisation « à distance » originaux via mobile ou internet (après, limite du taux d’équipement et de la maitrise de l’usage…)

Elles impliquent également les acteurs publics locaux (maires, Etat…), NGO, habitants (chargés commercialiser et de distribuer les yaourts de Danone) : principe de partenariat « public privé participatif ». (voir le tableau du livre p146). Les habitants sont consultés, impliqués, consultés, gèrent la distribution et achètent.
Dans le projet de vente de yaourt au Bangladesh de Danone, Graamen, par son tissu et sa capacité à mobiliser la communauté, a été incontournable. Des grands groupes comme Danone, n’ont en effet pas le tissu et la proximité nécessaire avec les « locaux ».


=> Ca m’a fait immédiatement penser au web 2.0 (sans web hihi).
Tous les acteurs en présence sont  impliqués, mobilisés, la dynamique de la communauté et la clé. Pas de marketing, pas de matraquage publicitaire. On fait des produits dont les clients ont besoin ou qui peuvent répondre à des besoins et attentes qu’ils ont. C’est du pure « bottom-up ».
Des clients pas pauvres n’apprécieraient ils pas d’être écoutés, impliqués, d’être proche des marques ? Bien sur que si !!!! Moi je veux :)


Voilà, fin de cette petite fiche de lecture. Merci aux courageux qui ont tout lu. J'espère que ça vous a plu.


A vous maintenant ;)

Saturday, October 17, 2009

Coup de coeur du jour : Romain World Tour, et si vivre c’était voyager ?

J'ai découvert aujourd'hui l'aventure de Romain, 23 ans, parti faire le tour du monde pendant 12 mois.
J'avais déjà entendu parler de son aventure avant son départ, quand il commençait tout juste à chercher des partenaires.

Là je retombe sur son blog et ...quelle merveilleuse surprise !!!
En effet, Romain ne s'est pas contenté de faire un "blog de voyage" bateau.

Il écrit des billets super fouillés, il monte dans des conditions surement pas géniales, des vidéos d'une qualité qui m'impressionne, il prend plein de photos sympa, il publie des podcast, il tweete ...
Bref, un vrai hub de contenu 100% authentique !
Niveau technique, c'est beau, et surtout, quelle générosité !

Qu'est ce qu'il raconte ?
Il voyage en mode "backpackers super sociable/curieux/pas froid aux yeux", complètement immergé dans la population, j'ai remonté tous les billets de son blog depuis son départ, et ma fois, quel plaisir (avec une larme à l'oeil pour les images de Hoi An après la tempête !).

Enfin, son blog fourmille d'autres blogs de voyageurs, de conseils de voyage, etc.

Bref, je remets le lien en toute lettre www.romain-world-tour.com, c'est mon coup de coeur du week-end.

Sentiments au final :
- admiration pour l'énergie nécessaire pour monter un truc pareil, pour la générosité que cela représente de d'arriver à publier tant de contenu durant le voyage, et bien sur respect...
- interrogations (les mêmes que quand j'écoute Allo la planète sur France Inter), sur les chemins à prendre dans la vie pour être heureux,
- joie et enthousiasme de voir toutes ces belles choses, et au final, une envie d'aller de l'avant !

NB : Je ne connais pas Romain... c'est pas une billet genre "je parle de mon pote qui fait un truc bien" :)

Friday, October 16, 2009

Décroissance…

Je commence à m'intéresser un peu plus sérieusement à la "décroissance" (autour de laquelle tournent la notion d'écologie, les mouvements "slow", les valeurs d'entraide, la remise en cause de la toute puissance de la finance, etc...)

Je n'ai jamais tellement adhéré au principe de société de consommation, qui flingue au passage la planète, mais j'aimerai maintenant essayer d'imaginer comment pourrait tourner le monde différemment, et surtout, le plus compliqué, comment nous pourrions passer sur ce nouveau modèle.

Avant de commencer à penser à voix haute avec vous :), je voulais inviter tous ceux qui passent par ce blog et que ça intéresse à creuser avec moi ce sujet avec quelques premières sources :

Saturday, October 10, 2009

Comment je veille #1 : RSS & Google Reader

Image representing Google Reader as depicted i...Image via CrunchBase

Souffrant de curiosité aiguë, j'ai, au fil des ans, structuré une certaine méthode de veille et de consommation d'info, qui évolue tout le temps d'ailleurs...
J'ai pensé que ce serait intéressant de partager ma façon de faire en quelques billets.

L'idée de ces posts est de présenter comment je fais, avec l'objectif de :
- vous faire découvrir des nouveaux usages,
- vous donner l'idée de faire la même présentation pour apprendre les uns des autres.
A noter avant de commencer, je suis sur PC, donc je suis inculte au niveau des outils dispo sur Mac.

La base : les RSS et Google Reader

Intro
Google Reader est l'outil central de ma veille.
J'ai utilisé Netvibes jusqu'à une centaine de blogs suivis. Après l'outil montre ses limites.
Je suis 368 flux RSS actuellement.
Google Reader permet une lecture rapide, thématique, hiérarchisée, grâce aux dossiers.
Il permet également d'envoyer des articles par mail en 2 clics, et le partage sur Twitter ou autres en 1 ou 2 clics.
Il permet de "starrer" (mettre une "star") les articles pour les lire plus tard.

Organisation
J'ai classé mes flux par grands thèmes dans des dossiers (ex : web2, web2 english, info, info alternative, photoblogs, podcasts, VidéoOnDemand, cooking, etc.)
...avec également une subdivision de dossiers (ex : cooking a lire / cooking) entre les blogs que je lis exhaustivement et les autres.
Quand j'ai du temps, je balaye tous mes dossiers, si j'ai moins de temps, je balaye uniquement les dossiers "a lire", et "mark as unread" les autres sans trop avoir le coeur arraché car je loupe des trucs intéressants surement.

En complément de Google Reader, j'utilise aideRSS, plugin Firefox qui applique aux posts, une note, un Post Rank, ce qui permet de faire émerger les billets les plus "appréciés".
Je ne fais pas une confiance aveugle dans cet outil mais si je n'ai pas lu un dossier depuis quelques semaines et que j'ai, disons, 400 items unread, je vais filtrer le dossiers en demandant à aideRSS de n'afficher que les billets les mieux notés et ainsi lire "les meilleurs" uniquement.

Usage
Je descend mes RSS le soir (pas tout les soirs, en fonction de ma motivation et de mon temps libre), et le week-end.

  • La journée


- dans les transports ou les files d'attentes, avec mon mobile (sous Android), je vais me contenter de "starrer" les articles dont le titre me donne envie d'aller plus loin, directement en allant dans Google Reader.
Je vais également partager les articles par mail, si je veux viser un groupe de personnes, ou en utilisant le bouton "share" de Google reader. En effet, j'ai demandé à mon flux RSS d'items "shared on Google Reader" d'être répliqué sur twitter avec Twitterfeed). Donc quand j'appuie sur le bouton "share" dans Google Reader, un twitt part avec un lien vers l'article complet que je partage.

Pourquoi je ne les lis presque pas sur mobile ?
Beaucoup de sites ne sont pas optimisés mobile, je préfère les lire le soir plutôt que perdre beaucoup de temps pendant les chargement de page sur mobile (sauf super titre aguicheur ou breaking news), surtout que je suis souvent dans le métro.

- au travail, même principe, je lis peu et "star" ce qui m'intéresse, pas pour des problèmes d'affichage et de temps de chargement cette fois, mais parce que j'ai autre chose à faire que de lire mes RSS !!!
Je ne lirai que les dossiers "citations presse" de mon entreprise, le dossier "concurrence" (les RSS de nos confrères) et le dossier "partenaires/clients" (les RSS des entreprises ou personnes avec qui nous évoluons), encore une fois pas tout les jours, il n'y a pas urgence.

  • Le soir


Je vais donc descendre tous ce que j'ai "starré" le jour même et les jours précédents et après passer en revue les "unread" de mes dossiers.

Li'dée est de tout passer en revue en "ouvrant dans un nouvel onglet" les infos intéressantes.

Une fois, que tout est passé en revue, sous Firefox, car ça lui arrive de planter (Chrome, moins...), je vais "sauvegarder tous les onglets", histoire de pas tout perdre. Je supprimerai cette sauvegarde de sécurité à la fin de ma lecture.

je vais alors lire, éventuellement commenter, mais également partager, via mail, Twitter, Facebook et IM, et enfin Bookmarker (via Diigo dont je parlerai plus tard).

Je bookmarkerai également les flux RSS que je décide de ne plus suivre, au cas où je change d'avis.

Je leur mettrai alors le tag "rss", qui signifie pour moi qu'ils ont été dans mon Google Reader par le passé.

Si a la fin, je n'ai pas tout lu, ce que est toujours le cas, je sauvegarde tous les onglets, pour parer a tout plantage de Firefox, et je les rouvrirai demain ou un autre jour.

Voilà ! :)

Et vous, comment faites vous ???

Prochain billet : Twitter, Diigo, Facebook et les Newsletters.